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CE QUE PRODUIT LA PORNOGRAPHIE

Beaucoup de personnes ne réalisent pas les dangers de la pornographie et ses conséquences, d’autant plus que ceux qui en sont victimes n’osent pas en parler. Parmi les consommateurs de pornographie, certains, plus sensibles, sont victimes des effets désastreux suivants.

La pornographie est une drogue dont le consommateur devient victime et esclave.La pornographie provoque une excitation insatiable et conduit progressivement à assouvir ses fantasmes en passant à l’acte.

Elle crée un besoin croissant pour la perversion.

Elle dégrade la femme parce qu’elle fait d’elle un objet dont on peut abuser.Elle accroît le nombre de viols et d’abus sexuels.Les enfants sont de plus en plus victimes de sévices sexuels.Elle provoque des déséquilibres affectifs, et élimine le respect de l’autre, la moralité et la notion de pudeur. Cette dernière est une composante fondamentale à la construction de sa personnalité, à son équilibre affectif et psychique, la phase décisive chez l’enfant se situant entre 3 et 5 ans selon le cas. M. MELVIN ANCHELL, psychiatre très connu, conclut que l’enseignement à la pornographie et la sexualité conduit à briser la barrière mentale naturelle de la pudeur et de la moralité.

La pornographie détruit toute retenue et conduit au voyeurisme et à l’exhibitionnisme.

Elle brise le fondement de notre société, c’est à dire la famille en incitant à l’infidélité.La pornographie conduit beaucoup de gens en prison parce qu’ils ont mis en pratique ce que les images suggéraient.La pornographie conduit les adolescents à la révolte contre leurs parents et la société. Le poids de la vision du corps nu fait naître en eux un sentiment d’infériorité, de jalousie et une grande frustration- le doute de ne pas être normal s’empare de l’enfant.Elle conduit à un aveuglement, une perte de la sensibilité, une indifférence aux problèmes des autres et une attitude asociale.En mobilisant l’esprit et l’énergie pour rechercher le plaisir avant tout, la pornographie rend incapable de se concentrer (échec scolaire, …).

Elle crée une insatisfaction en provoquant des désirs sans satisfaire.

Elle conduit au dégoût de soi-même, à un état pessimiste, à la dépression, voir au suicide.En incitant à la débauche, elle provoque l’augmentation des maladies sexuellement transmissibles et du SIDA en particulier.La pornographie n’est pas un produit anodin et inoffensif. C’est un poison qui engendre des ravages lorsqu’on le consomme. Peut-on encore laisser cela en vente libre alors que la loi l’interdit ? 

La mise en péril des mineurs

Article 227-21.  » Le fait de provoquer directement un mineur à commettre habituellement des crimes ou des délits est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 1’000’000 F d’amende.Lorsqu’il s’agit d’un mineur de quinze ans, l’infraction définie par le présent article est punie de sept ans d’emprisonnement et de 1’000’000 F d’amende. « Article 227-22.  » Le fait de favoriser ou de tenter de favoriser la corruption d’un mineur est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 500’000 F d’amende.  » Ces peines sont portées à sept ans d’emprisonnement et 700’000 F d’amende lorsque le mineur est âgé de moins de quinze ans.Les mêmes peines sont notamment applicables au fait, commis par un majeur d’organiser des réunions comportant des exhibitions ou des relations sexuelles auxquelles un mineur assiste ou participe. « Article 227-23.  » Le fait, en vue de sa diffusion, de fixer, d’enregistrer ou de transmettre l’image d’un mineur lorsque cette image présente un carac-tère pornographique est puni d’un an d’emprisonnement et de 300’000 F d’amende.Le fait de diffuser une telle image, par quelque moyen que ce soit, est puni des mêmes peines.Les peines sont portées à trois ans d’emprisonnement et à 500’000 F d’amende lorsqu’il s’agit d’un mineur de quinze ans. « Article 227-24.  » Le fait soit de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support un message à caractère violent ou pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine, soit de faire commerce d’un tel message, est puni de trois ans d’emprisonnement et de 500’000 F d’amende lorsque ce message est susceptible d’être vu ou perçu par un mineur.Lorsque les infractions prévues au présent article sont soumises par la voie de la presse écrite ou audiovisuelle, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes respon-sables. « Article 227-28.  » Lorsque les délits prévus aux articles 227-21 et 227-23 sont commis par la voie de la presse écrite ou audiovisuelle, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes responsables. « A noter également la loi N° 87-588 du 30 juillet 1987, article 99:  » Est interdite l’installation, à moins de cent mètres d’un établissement d’enseignement maternel, primaire ou secondaire, d’un établissement dont l’activité principale est la vente ou la mise à disposition au public de publi-cations dont la vente aux mineurs de dix-huit ans est prohibée. L’infraction au présent article est punie (L. n°92-1336 du 16 déc. 1992) « de deux ans d’emprisonnement et de 200’000 F d’amende ». Pour cette infraction, les association de parents d’élèves régulièrement déclarées depuis au moins cinq ans à la date des faits peuvent exercer les droits reconnus à la partie civile « Cela signifie que l’installation de sex-shops est interdite à moins de 100 mètres d’une école ou d’un collège. 

De la diffusion de messages contraires à la décence

Article R.624-2.  » Le fait de diffuser sur la voie publique ou dans des lieux publics des messages contraires à la décence est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 4e classe. Est puni de la même peine le fait, sans demande préalable du destinataire, d’envoyer ou de distribuer à domicile de tels messages.Les personnes coupables des contraventions prévues au présent article encourent également la peine complémentaire de confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l’infraction ou de la chose qui en est le produit.Le fait de faciliter sciemment, par aide ou assistance, la préparation ou la consommation des contraventions prévues par l’article 121-2, des infractions définies au présent article est puni des mêmes peines.Les peines encourues par les personnes morales sont:1° L’amende, suivant les modalités prévues par l’article 131-41;2° La confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l’infraction ou de la chose qui en est le produit. « Si vous recevez à la maison des jour-naux gratuits ou de la publicité renfermant des photos contraires à la décence, n’hésitez pas à utiliser cet article! 

Racolage

Article R.625-8.  » Le fait, par tout moyen, de procéder publiquement au racolage d’autrui en vue de l’inciter à des relations sexuelles est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 5e classe.Les personnes coupables de la contravention prévue au présent article encourent également des peines complémentaires.  » (Cf. Code Pénal) 

Les maires de nos villes

sont souvent très occupés par de multiples tâches administratives et politiques. Le respect de ces lois échappe souvent à leur attention. C’est pourquoi nous pouvons leur rappeler leurs prérogatives quant à l’application de ces textes, lesquelles sont exprimées dans les deux articles suivants qui se trouvent dans le Code des Communes :Article 131-1 du Code des Communes : »Sous le contrôle administratif du représentant de l’Etat dans le département, le maire est chargé de la police municipale, de la police rurale et de l’exécution des actes de l’autorité supérieure qui y sont relatifs. »Article 131-2 du Code des Communes : »La police municipale a pour objet d’assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. » 

Liberté d’expression

Si l’on vous oppose l’argument de la « liberté d’expression », l’article 4 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen rappelle que : »La liberté consiste à ne pas faire ce qui nuit à autrui. »Surtout si les pratiques de cette « liberté d’expression » sont condamnées par le Code Pénal.

Etes-vous complices des porno-trafiquants ?

Souvent peu conscients des dangers de la pornographie, beaucoup de gens qui n’en sont pas des consommateurs l’ont cependant laissé se développer.Sans le savoir, ceux qui diffusent la pornographie sont complices de celui qui viole un enfant ou une femme.Les diffuseurs de presse ne sont évidemment pas les éditeurs de la pornographie. Mais ils ont un rôle déterminant en tant que maillon de la chaîne de distribution de la pornographie auprès du public. Ils ont le pouvoir d’arrêter ce flot d’immoralité et de perversion en ne la vendant pas.La pornographie est illégale en France (article 283, 289, R38-9/10 du Code Pénal), mais la justice ne peut agir que si des citoyens portent plainte. 

La pornographie et l’argent

Certains, pour gagner leur vie, n’hésitent pas à faire du trafic d’armes, de drogues, de femmes ou d’enfants. D’autres le font avec la pornographie parce qu’ils savent que ce produit attirant, irrésistible, se vend cher et donc rapporte beaucoup. Le marché de la pornographie et de la prostitution est considérable. Mais les publications pornographiques sont souvent volées (le client a honte de les acheter), et c’est le diffuseur qui paie.Refuser de vendre la presse pornographique représente un manque à gagner. Mais comment peut-on accepter de faire de l’argent sale ? Un boucher vendra-t-il de la viande qu’il sait être avariée et qui empoisonnerait ses clients ?Acceptez-vous d’être associés à ces porno-trafiquants qui se moquent de la loi et des effets désastreux dans la vie de bien des familles et des enfants ? 

La liberté d’expression et la presse pornographique

La liberté d’expression est une valeur fondamentale de notre société. Elle n’a de sens que dans la mesure où elle ne heurte pas autrui. Or les étalages de presse à caractère pornographique dans les magasins ou sur les affiches provoquent les enfants et ceux qui n’en veulent pas sans respecter leur liberté.La pornographie étant illégale, il ne s’agit pas de question de liberté d’expression ou de censure, mais de faire respecter la loi. 

Vous avez le droit de refuser la presse interdite aux mineurs :

« … Si le journal ou périodique a fait l’objet de la seule mesure d’interdiction de vente aux mineurs, tout dépositaire ou vendeur sera, nonobstant toute stipulation contraire du contrat qui le lie avec la société coopérative, exonéré de l’obligation de participer à la vente de cette publication. » Article 6 de la loi du 16 juillet 1949 Le Ministère de l’Intérieur a confirmé récemment ce droit à un diffuseur de presse. De plus, ce droit concerne aussi les titres faisant apparaître les mentions « interdit aux mineurs » ou « réservés aux adultes », même s’ils ne sont pas frappés d’interdictions légales (les diffuseurs pouvant dans ce cas être de bonne foi trompés par de tels procédés) (Union Presse 2/93).Certains diffuseurs ont pris position en demandant une procédure de « mise à zéro » des titres interdits aux mineurs. Nous ne pouvons que les féliciter pour leur courage et leur fermeté. 

Comment agir ?

Disposez les revues pornographiques à l’abri du regard des enfants et spécialement des jeunes.Refusez les publications interdites aux mineurs en demandant leur « mise à zéro ».Ecrivez à votre député, sénateur et ministre pour que la pornographie soit classée « hors-presse ».Informez sur les dangers de la pornographie et faites connaître les possibilités du droit de refus de ces revues auprès des autres diffuseurs.Défendez et soutenenez les diffuseurs qui ont demandé la « mise à zéro » des titres pornographiques.