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A L'ATTENTION DES DIFFUSEURS DE PRESSE

 

 

Etes-vous complices des porno-trafiquants ?

La pornographie et l'argent

La liberté d'expression et la presse pornographique

Vous avez le droit de refuser la presse interdite aux mineurs

Comment agir ?

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Etes-vous complices des porno-trafiquants ?

Souvent peu conscients des dangers de la pornographie, beaucoup de gens qui n'en sont pas des consommateurs l'ont cependant laissé se développer.

Sans le savoir, ceux qui diffusent la pornographie sont complices de celui qui viole un enfant ou une femme.

Les diffuseurs de presse ne sont évidemment pas les éditeurs de la pornographie. Mais ils ont un rôle déterminant en tant que maillon de la chaîne de distribution de la pornographie auprès du public. Ils ont le pouvoir d'arrêter ce flot d'immoralité et de perversion en ne la vendant pas.

La pornographie est illégale en France (article 283, 289, R38-9/10 du Code Pénal), mais la justice ne peut agir que si des citoyens portent plainte.

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La pornographie et l'argent

Certains, pour gagner leur vie, n'hésitent pas à faire du trafic d'armes, de drogues, de femmes ou d'enfants. D'autres le font avec la pornographie parce qu'ils savent que ce produit attirant, irrésistible, se vend cher et donc rapporte beaucoup. Le marché de la pornographie, du minitel rose et de la prostitution est considérable. Mais les publications pornographiques sont souvent volées (le client a honte de les acheter), et c'est le diffuseur qui paie.

Refuser de vendre la presse pornographique représente un manque à gagner. Mais comment peut-on accepter de faire de l'argent sale ? Un boucher vendra-t-il de la viande qu'il sait être avariée et qui empoisonnerait ses clients ?

Acceptez-vous d'être associés à ces porno-trafiquants qui se moquent de la loi et des effets désastreux dans la vie de bien des familles et des enfants ?

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La liberté d'expression et la presse pornographique

La liberté d'expression est une valeur fondamentale de notre société. Elle n'a de sens que dans la mesure où elle ne heurte pas autrui. Or les étalages de presse à caractère pornographique dans les magasins ou sur les affiches provoquent les enfants et ceux qui n'en veulent pas sans respecter leur liberté.

La pornographie étant illégale, il ne s'agit pas de question de liberté d'expression ou de censure, mais de faire respecter la loi.

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Vous avez le droit de refuser la presse interdite aux mineurs :

"... Si le journal ou périodique a fait l'objet de la seule mesure d'interdiction de vente aux mineurs, tout dépositaire ou vendeur sera, nonobstant toute stipulation contraire du contrat qui le lie avec la société coopérative, exonéré de l'obligation de participer à la vente de cette publication." Article 6 de la loi du 16 juillet 1949 Le Ministère de l'Intérieur a confirmé récemment ce droit à un diffuseur de presse. De plus, ce droit concerne aussi les titres faisant apparaître les mentions "interdit aux mineurs" ou "réservés aux adultes", même s'ils ne sont pas frappés d'interdictions légales (les diffuseurs pouvant dans ce cas être de bonne foi trompés par de tels procédés) (Union Presse 2/93).

Certains diffuseurs ont pris position en demandant une procédure de "mise à zéro" des titres interdits aux mineurs. Nous ne pouvons que les féliciter pour leur courage et leur fermeté.

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Comment agir ?

Disposez les revues pornographiques à l'abri du regard des enfants et spécialement des jeunes.

Refusez les publications interdites aux mineurs en demandant leur "mise à zéro".

Ecrivez à votre député, sénateur et ministre pour que la pornographie soit classée "hors-presse".

Informez sur les dangers de la pornographie et faites connaître les possibilités du droit de refus de ces revues auprès des autres diffuseurs.

Défendez et soutenenez les diffuseurs qui ont demandé la "mise à zéro" des titres pornographiques.

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