L'éducation sexuelle à l'école
Ce qu'est l'éducation sexuelle à l'école
Les conséquences de l'éducation sexuelle chez l'enfant
Les promoteurs de l'éducation sexuelle
Arguments et contre-arguments au sujet de l'éducation sexuelle en classe
Alors que faire ? Que proposent les chrétiens ?
Ce qu'est l'éducation sexuelle à l'école
Ce sujet n'apparaît pas dans les matières enseignées. En fait, cette instruction est donnée pendant les cours de biologie. Quelques éléments sont abordés au CM2, puis c'est en 4ème que la notion de reproduction sexuée chez les humains est traitée en cours. Au programme: "connaissances sur la transmission de la vie, cycles sexuels, fécondation, contraception, régulation des naissances, maladies sexuellement transmissibles". Notons que d'un professeur à l'autre, l'enseignement peut être différent.
1) Ce qui peut être abordé dans les cours
2) Le besoin de l'enfant adolescent
C'est vrai que l'enfant de 13-14 ans va s'intéresser à la transformation de son corps , que cela va l'amener à se poser des questions. C'est donc à ce moment précis qu'il faut lui donner les réponses les plus adaptées, les plus sages, car cela marquera toute la suite de sa vie. Si les parents ont tissé une relation de confiance avec leur enfant, si ensemble ils ont une relation vivante avec Dieu, leur rôle sera des plus précieux. Mais laisser cette démarche si délicate à des enseignants, qui même s'ils font de leur mieux, sont souvent contaminés par la libéralisation sexuelle, peut devenir catastrophique, surtout devant toute une classe.
3) Pourquoi demander aux enseignants d'intervenir ?
Deux courants de pensées dominent actuellement dans le monde.
Les conséquences de l'éducation sexuelle chez l'enfant
La pudeur est une composante fondamentale de la construction de la personnalité et de l'équilibre affectif. Une phase décisive de son apprentissage se situe vers 3-4 ans, et on s'emploie par exemple dans les maternelles à ce que les enfants découvrent leur nudité entre garçons et filles dans les toilettes ! Ceci va empêcher cet apprentissage. Cette acquisition va de nouveau être attaquée lors de ces cours de biologie. La découverte des corps, du sexe, des modes de reproduction, en groupe mixte, éveille un bouillonnement de pensées, de sentiments, que l'enfant ne sait pas encore gérer. Les rires, les agitations traduisent ce mélange de curiosité et d'embarras, de gêne, de honte des enfants. Le psychanalyste Melvin ANCHELL, conclut que l'enseignement de l'éducation sexuelle conduit à briser la barrière mentale naturelle de la pudeur, du dégoût et de la moralité. Cela conduit les enfants à l'exhibitionnisme et au voyeurisme dans la suite de leur vie.
Par ce que l'enfant va entendre et voir (images, propos impurs), ajou-té à la perte de sa pudeur, sa con-science va être souillée, altérée, sa sensibilité spirituelle détruite. L'enfant va entrer ainsi dans un grand conflit: soit il accepte ce qui le souille, et éteint sa conscience et conpromet toute vie spirituelle, soit il s'en sépare...
Par cette initiation, les enfants vont être éveillés à la sexualité. Ce qui ne manquera pas de se transformer en préoccupation. Or si un enfant est préoccupé, toute son attention sera captivée pour cela, toute son énergie; suivre les cours perdra de son intérêt, il va devenir incapable de se concentrer sur un travail scolaire. Plus d'objectifs à long terme, plus d'intérêt pour les études.
Voir un corps nu d'adulte est un poids trop lourd pour l'adolescent qui s'y compare. Cela fait naître en lui jalousie, frustration, envie, et le doute de ne pas être normal. En outre, la description des rapports intimes des couples produit un choc chez l'enfant qui l'amène souvent à mépriser ses parents et à rejeter leur autorité.
Les enfants sont tous différents, et n'ont pas besoin des mêmes informations au même moment, surtout en ce qui concerne la connaissance de la vie sexuelle, si intime, si personnelle. Leur maturité physique, psychique et spirituelle diffère et les amène à des questions différentes. A questions différentes il devrait y avoir réponses différentes, adaptées à la maturité de chaque enfant. Aussi est-ce un non-sens très dangereux que de vouloir enseigner toute une classe de garçons et de filles simultanément sur ce sujet. De plus, il est évident que les élèves les plus hardis qui orienteront, influenceront le cours, seront plus "au fait", sexuellement parlant, que ceux qui ont plus de pudeur. Ils transmettront immédiatement une image faussée et impure qui souillera les autres.
2) Conséquences sur sa philosophie de la vie
L'enseignement de la sexualité ne concerne pas en fait un domaine limité, indépendant, précis, mais englobe toute une conception de la vie, un monde de valeurs. L'instruction donnée aujourd'hui dans ce domaine, ne se veut pas "amorale", mais en fait elle propage libertinage, promiscuité, libération sexuelle, et va de ce fait à l'encontre même des valeurs morales et chrétiennes. L'éducation sexuelle, sans valeurs morales, est un véritable poison. Les fondements empoisonnés de son enseignement "amoral" sont :
Les promoteurs de l'éducation sexuelle
Voici quelques réponses données à un parent d'élève par un directeur de collège, un enseignant de biologie, une éducatrice et un psychologue, et qui expriment les pensées qu'ils transmettent à nos enfants. A propos :
Ainsi certains enseignants, éducateurs et psychologues sont souvent de bonne foi et désirent vraiment apporter aux jeunes gens le bonheur, l'épanouissement qu'ils n'ont pas trouvés eux-mêmes, et que le virus du SIDA sanctionne sans aucun doute ! Ils sont victimes d'une formation, d'une philosophie qui prétend que cette vie de liberté sexuelle sans frein apporte le bonheur, mais ils n'en admettent pas les effets désastreux ! Nous ne pouvons leur faire confiance pour éduquer nos enfants.
2) Leurs objectifs au niveau de la société
Beaucoup d'enseignants, d'éducateurs, de psychologues se sont laissés séduire par les idées du planning familial, issues des pensées de Mai 1968, de l'idéologie marxiste et des mouvements féministes de libération de la femme. Ils ont travaillé pour :
Qui peut qualifier ces objectifs de neutres ?
3) Leurs objectifs concernant les enfants
Ses promoteurs ont mené leurs campagnes en disant que la propa-gation de cette philosophie permettrait une meilleure connaissance de la sexualité, et donc diminuerait le nombre de jeunes filles enceintes.
Loin s'en faut, les statistiques pro-venant des Etats-Unis prouvent que l'introduction de cette éducation (vers les années 60) a fait augmenter ce nombre et aggravé la situa-tion par l'installation de relations sexuelles de plus en plus précoces, avec leur cortège d'avortements et de maladies sexuellement transmissibles! Voilà ce qui nous guette. Cet enseignement ne peut que nous décevoir, nous devons faire demi-tour.
Le psychanalysteBruno BETTELHEIM, affirme dans "Psychologie Aujourd'hui", que "l'éducation sexuelle est impliquée dans l'augmentation de la sexualité des adolescents et les grossesses des jeunes filles!"
Arguments et contre-arguments au sujet de l'éducation sexuelle en classe
| "Il y a pire à la télévision." | La télévision à la maison est une chose facultative, l'enseignement scolaire une obligation. |
| "C'est bien en groupe." | Non chaque enfant a un besoin qui lui est propre, le groupe est une entrave à un enseignement pur, personnel et délicat. |
| "Il faut éveiller la curiosité sur le corps, le sexe." | Il est dangereux d'éveiller des sentiments, des pensées qu'on ne peut maîtriser pour la suite. Tout n'est pas bon à dire, et si on le fait trop tôt cela risque d'entraver toute la vie affective future. |
| "De toute façon l'enfant l'apprendra un jour." | Justement ! l'enfant l'apprendra bien un jour. Laissons-lui cette liberté de l'apprendre au bon moment. Une bonne information, au bon moment, est toujours profitable. |
| "Il faut informer des risques de contamination par le SIDA." | Parler de contamination est une chose importante, mais très insuffisante. Il faut également informer sur les risques nombreux qu'entraînent les relations sexuelles avant l'âge: stérilité, transmission des maladies, complications médicales, dérèglements psychologiques, amère déception. Il faut bien le mettre en garde du grand danger que représente la sexualité pour lui. |
| "Etre trop pudique renferme l'enfant sur lui même." | Non, un enfant pudique n'est pas forcément renfermé. Cela mon-tre qu'il sait apprécier la valeur des choses, et c'est une preuve d'équili-bre. Par contre, l'impudicité tue la sensibilité et souille la conscience. |
| "On peut bien voir la nudité sans avoir de pensées malsaines." |
Face à la nudité, l'adolescent se trouve dans deux positions : 1 - l'effet de dépendance qui conduit tôt ou tard à la pornographie violente 2 - la banalisation de la nudité. Quand il se mariera, il considérera le corps de son conjoint au même niveau que les images ! Où sera l'amour ? |
| "Il faut bien montrer ce qui existe, mais on n'est pas obligé de le faire" | L'école doit être la norme, elle doit enseigner ce qui est à faire, le meilleur. Alors pourquoi s'étendre sur les détails de la perversion, enseigner ces cours depuis la primaire jusqu'à la faculté. Ce n'est plus de l'information, c'est de la formation ! |
| "Il ne faut surtout pas moraliser." | L'enseignement de la sexualité est si intimement lié aux valeurs morales que l'on ne peut y participer sans devenir amoral. |
| "La pureté, l'abstinence sont impossibles à vivre." | Pourquoi ? Si beaucoup le vivent, pourquoi pas les jeunes ? Pourquoi ne pas les encourager, les aider à combattre, leur montrer l'exemple ? Pourquoi vouloir se couler dans le moule de la facilité et de la démission ? |
Nous ne sommes pas contre l'éducation de la sexualité, mais contre cette forme d'éducation sexuelle qui repousse les parents et l'église et qui, par ses objectifs si "amoraux" comporte de réels dangers.
Alors que faire ? Que proposent les chrétiens ?
Préserver la conscience de l'enfant La conscience est cette fenêtre de lumière (spirituelle) que Dieu a mis dans nos coeurs pour nous protéger. Sans elle, l'individu, l'enfant est incapable de discerner le bien du mal, et il ne peut réagir. Aussi il est bon d'apprendre à l'enfant encore tout petit, à écouter la voix du Seigneur et lui obéir. Puis, s'il en éprouve le besoin, l'encourager à aller ouvrir son coeur à quelqu'un qui est fidèle et sait prier pour ses fardeaux. Ainsi, l'enfant va grandir spirituellement et conserver cette lumière qui l'aidera à traverser tou-tes les difficultés de la vie. Relisons le témoignage de Sven: "Lors de la récréation , nous les garçons nous nous sommes assis sous un arbre et nous avons parlé de cela. Et j'ai entendu des choses pour la première fois et ces paroles ont souillé mon coeur." Sven n'a pas caché son problème, mais il a cherché une personne pour ouvrir son coeur, une personne qui pouvait prier Dieu. Ensuite, son coeur fut libre, sa conscience purifiée et justifiée. Il le traduisit par ces mots: "C'est parti."
Construire, conserver une relation vraie avec l'enfantSi les parents sont fidèles, une rela-tion profonde et vraie va s'établir, s'enrichir, qui permettra à l'adoles-cent, quand les problèmes sur la sexualité surviendront notamment, de savoir qu'il peut se confier à ses parents.
Cet enseignement est le rôle des parents et de l'église Pourquoi nous détourner de notre responsabilité ? C'est aux parents, remplis de sagesse, de tact, de l'Esprit divin, de répondre selon le Seigneur, au bon moment. Si nous sommes des exemples, des modèles dans notre façon de vivre, l'enfant acceptera notre enseignement. Cherchons nos réponses auprès du Seigneur Jésus.
Que faire maintenant pour nos enfants ?
- rencontrer le professeur, le principal du collège...
- faire partie des parents d'élèves si possible et les sensibiliser dans la mesure où leur position politique le permet.
- faire partie du conseil d'école.
- écrire à l'inspection académique, au service des "programmes scolaires", pour exposer avec courtoisie son problème. Il est important d'être crédible dans ce genre de démarche.
Attention de ne pas créer une situation qui se retournerait contre l'enfant.
C'est dans cette démarche et cette disposition que nous trouverons la force et les réponses pour aider nos enfants: en étant avant tout un modèle de Christ. Ils auront alors soif de cette vie riche et puissante, et ils rejetteront ce qui n'est pas bon.
Parents, si vous craignez Dieu, vous allez lui faire confiance dans cet aspect de l'éducation. Il vous don-nera la sagesse nécessaire pour transmettre à votre enfant cette très délicate information qui touche sa plus profonde intimité et qui est si personnelle.
Faites-le au bon moment, dans l'intimité avec le Seigneur afin que son nom soit honoré, et votre enfant conduit dans la sainteté. Ainsi l'enfant sera heureux et pleinement épanoui.